Les résultats de PISA 2025 viennent d’être publiés. En France, ils confirment une baisse du niveau des élèves en mathématiques et en compréhension de l’écrit par rapport à 2022, tandis que les résultats en sciences restent globalement stables. [1]
Mais dans cette nouvelle photographie du niveau des élèves français, un angle reste à éclairer : celui des lycéens professionnels.
Les lycéens professionnels : que nous disent les données ?
PISA évalue les compétences des jeunes de 15 ans, sans produire de résultats spécifiques à la voie professionnelle. Pour comprendre ce que ces résultats peuvent signifier pour les élèves qui suivent ce parcours, il faut donc les mettre en regard des données nationales disponibles.
Les tests de positionnement de début de seconde 2025 permettent de compléter cette lecture. À leur entrée en seconde professionnelle, 69,1 % des élèves se situent dans les deux groupes de performance les plus faibles en français et 74,3 % en mathématiques. En seconde générale et technologique, ces proportions sont respectivement de 20,2 % et 26,6 %. [2]
Ces résultats ne permettent pas de mesurer le potentiel des élèves ni d’expliquer à eux seuls leur parcours. Ils montrent cependant qu’une part importante des élèves concernés présente des besoins importants en français et en mathématiques.
C’est un point de vigilance pour la suite de leur parcours, alors que le lycée professionnel doit à la fois permettre la poursuite des apprentissages, préparer à un métier et favoriser l’insertion à l’issue de la formation.
Au-delà des apprentissages : donner les moyens de progresser
Au-delà des compétences scolaires, une question mérite également d’être posée : qu’est-ce qui permet à un élève de persévérer lorsqu’il rencontre des difficultés ?
Les données PISA apportent ici un éclairage intéressant. En France, 81 % des élèves déclarent avoir une « mentalité de croissance », c’est-à-dire croire que leurs aptitudes peuvent évoluer. Ceux qui adhèrent davantage à cette conception obtiennent, en moyenne, de meilleurs résultats en sciences, toutes choses égales par ailleurs. [1]
Ce constat invite à regarder la réussite des élèves dans sa globalité : les compétences scolaires comptent, mais aussi la confiance, la capacité à prendre la parole, à comprendre le monde qui les entoure, à découvrir les métiers et à se projeter dans leur parcours, autant de dimensions abordées par C’Possible auprès des lycéens professionnels.
Sans établir de lien de cause à effet, les données PISA soulignent ainsi l’importance de la capacité à progresser et à persévérer face aux difficultés. Parce que la réussite ne tient pas seulement à ce que l’on sait déjà, mais aussi à la volonté d’apprendre et d’avancer.
Une alliance éducative pour ne laisser aucun jeune sans accompagnement
Les résultats de PISA 2025 et les données nationales ne racontent pas toute la réalité des parcours des jeunes. Ils rappellent néanmoins l’importance de ne pas laisser les difficultés s’installer et de pouvoir proposer, lorsque cela est nécessaire, un accompagnement complémentaire à celui de l’établissement scolaire.
Pour y parvenir, la coopération entre les différents acteurs qui entourent les jeunes est essentielle : établissements, entreprises, associations, institutions. Chacun peut apporter son expérience, ses compétences et ses ressources pour mieux répondre aux besoins des élèves, leur redonner confiance, leur faire découvrir de nouvelles possibilités et leur donner les clés pour construire leur avenir.
C’est dans cette complémentarité que peut se construire une véritable alliance éducative, au service des parcours des jeunes.
L’objectif est simple : faire en sorte que chaque jeune qui en a besoin puisse trouver autour de lui les ressources et les adultes nécessaires pour avancer, persévérer et se projeter dans son avenir.
Sources :
[1] Résultats PISA 2025 – France, OCDE : OCDE – Résultats du PISA 2025 : France
[2] Tests de positionnement de début de seconde 2025 – DEPP : Ministère de l’Éducation nationale – Test de positionnement de début de seconde 2025

